Crédit immobilier : une pénurie de prêt historique. La crise financière a bel et bien engendrée une crise immobilière
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En dépit de l’arsenal de mesures annoncées ces dernières semaines, le robinet des crédits semble toujours bloqué. Pour preuve : la production de prêts immobiliers s’est effondrée de plus de 25% au troisième trimestre 2008, par rapport à la même période de l’an dernier. Sur l’année entière, la baisse pourrait atteindre 20 à 22%, d’après l’Observatoire Crédit Logement/CSA. Du jamais vu depuis le début des statistiques sur ce sujet en 1974.
« Le troisième trimestre marque une formidable accélération de la dégradation des crédits accordés car le recul n’avait été que de 11% au premier semestre », s’est alarmé Michel Mouillart, auteur de l’étude.
Ce professeur d’économie à l’université de Paris X-Nanterre expliquait la semaine dernière à Capital.fr les causes de cet assèchement : les banques ne s’échangent plus d’argent et n’ont donc plus de liquidités à prêter aux particuliers.
L’Observatoire Crédit Logement/CSA note aussi une nouvelle hausse des taux d’intérêt, déjà constatée par les courtiers. Désormais, le taux moyen d’un prêt immobilier s’établit à 5,04%. Chiffre éloquent : au troisième trimestre, plus de 55% des crédits étaient accordés à un taux supérieur à 5%. Alors qu’en janvier 2006, cette proportion n’était que de… 0,1%.
Les refus de financement essuyés par les acheteurs pèsent sur le nombre de transactions. Les ventes dans le neuf ont ainsi reculé de 40 à 55% au troisième trimestre, par rapport à la même période l’an dernier, selon Jean-François Gabilla, président de la Fédération des promoteurs constructeurs. Sur l’année entière, cette baisse pourrait s’établir à 30%. Dans l’ancien, Michel Mouillart table sur un recul de 20% du nombre de ventes.
La période s’annonce difficile pour les particuliers qui doivent vendre, et rembourser un crédit relais, pour les professionnels du secteur, mais aussi pour les municipalités. Celles-ci reçoivent en effet une partie des fameux « frais de notaire » versés au moment de la vente. Avec l’écroulement du marché immobilier, cette ressource diminue fortement, ce qui oblige les maires à trouver d’autres revenus. Bertrand Delanoë l’a démontré hier, en annonçant une augmentation des impôts locaux pour les parisiens.
La chute de l’immobilier concerne finalement le porte-monnaie de tous.
Source; Capital.fr
Avis du guide du rachat de crédit:
La crise immobilière engendrée par la crise financière risque d’amplifier les difficultés des français à accéder à la propriété. La bulle immobilière va se percer.
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