L’Elysée a réuni ce matin les principaux banquiers et assureurs français pour faire le point sur les conséquences de la crise financière. De nouvelles dispositions concernant notamment la distribution de crédits aux entreprises et aux particuliers devraient être annoncées avant la fin de la semaine.
Le gouvernement français annoncera d’ici à la fin de la semaine de nouvelles « dispositions » concernant les missions des établissements bancaires en matière de financement de l’économie, a annoncé mardi l’Elysée à l’issue d’une réunion avec les banquiers et assureurs. Cette réunion a permis au président Nicolas Sarkozy « de rappeler aux établissements bancaires leur mission prioritaire de financement de l’économie. D’ici à la fin de la semaine, le gouvernement annoncera à cet égard de nouvelles dispositions », a indiqué la présidence dans un communiqué. Ce bref texte n’a donné aucune précision sur ces mesures.
Etaient présents le Premier ministre François Fillon, la ministre de l’Economie Christine Lagarde, le gouverneur de la Banque de France Christian Noyer et le directeur du Trésor Xavier Musca. Participaient également à ce rendez-vous les directeurs généraux du Crédit Agricole, de BNP Paribas, de Société Générale, du Groupe Caisses d’Epargne, du Groupe Banques Populaires, du Crédit Mutuel, de La Banque Postale et d’AXA, un représentant de Groupama et le président de l’Autorité de contrôle des assurances et des mutuelles, Philippe Jurgensen.
Les banquiers présents à cette réunion ont cherché à rassurer, affirmant une nouvelle fois que l’ensemble du dispositif bancaire français est « solide », « stable » et « fiable ». Georges Pauget, directeur général de Crédit Agricole SA – la structure cotée de la banque verte – et de la Fédération bancaire française (FBF), a estimé devant des journalistes que « l’ensemble du dispositif français est solide, diversifié et bénéficie du soutien des autorités publiques ». De son côté, Henri de Castries, président du groupe d’assurances AXA, a estimé que « le système financier français est un système financier stable, qui a une solvabilité très confortable ». « Dans des moments tendus comme ceux-ci, il ne faut pas paniquer, il y a un pilote, il y a des pilotes dans l’avion », a-t-il ajouté, relevant que « des mesures appropriées ont été prises, ce qui vient de se passer sur Dexia le montre de façon très claire ».
Selon l’Elysée, cette réunion avait pour objectif de passer en revue « la situation des institutions financières ainsi que la distribution des crédits aux ménages et aux entreprises », alors que la crise née aux Etats-Unis se propage en Europe. Paris, Bruxelles et Luxembourg ont décidé tôt mardi matin de débourser plus de 6 milliards d’euros en urgence pour sauver le bancassureur franco-belge Dexia, dont le cours avait dévissé de 30% lundi.
La Commission européenne a, pour sa part, appelé mardi les Etats-Unis à « prendre leurs responsabilités » face à la crise financière mondiale, après le rejet la veille du plan de sauvetage bancaire dans le pays. « Nous escomptons que la décision [sur l'adoption du plan] puisse être prise bientôt, les Etats-Unis doivent prendre leurs responsabilités dans cette situation », a indiqué le porte-parole de la Commission, Johannes Laitenberger, lors d’un point de presse. De ce plan dépend non seulement le sort des entreprises américaines, mais aussi « le sort du reste du monde », a-t-il ajouté.
Source AFP / les échos
Avis du guide du rachat de crédit:
Le gouvernement français va-t-il prendre des mesures contre la spéculation pour tenter de réguler mieux le système financier? Rien n’est moins sur.
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