Créditer les emprunteurs d’un « bon » rachat du crédit.
Les articles du « saprophyte du crédit » lui valent quelques commentaires. J’écrivais : « La « pub » à la vente [de crédit], tapageuse quand « tout allait bien », maintenant que « tout va mal », s’est souvent tue! » et « pour qui a pris « trop » de crédits, il reste le rachat ».
On m’a fait remarqué que la « pub » des banques se fait à nouveau entendre mais, en contexte de crise (qui touche les rapports entre banques, mais encore aussi avec leurs clients)… en sens inverse, pour le rachat, précisément ! Et parfois dans des conditions très désagréables, tant pour l’emprunteur que pour le courtier aux pratiques honnêtes et aux honoraires raisonnables.
Exemple: La banque a accepté un dossier de crédit (montant du prêt initial: 158.000 €). Un premier courtier prend 10.000 € d’honoraires (soit 6,3 %). Un second courtier (qui a, heureusement pour l’emprunteur, « récupéré » le dossier) facture 2.000 € (soit 1,3 %).
Compte tenu des différences entre dossiers, chacun étant par définition un « cas à part », une moyenne « raisonnable » se situe sans doute entre 2 % et 2,5 %.
Si des dépassements, toujours possibles, existent, ils doivent être justifiés. Si des « aubaines » peuvent se présenter, l’emprunteur doit toujours agir avec circonspection.
Les courtiers « indélicats » (pour dire le moins) ne présentent leur « note » qu’au travers de l’offre de prêt de la banque (ils ne peuvent pas y échapper). Mais ils ne l’évoquent pas lors de la demande de pièces justificatives – évitant ainsi d’effaroucher un client, qui, une fois délesté de ses originaux, ne pourra plus proposer son dossier à une autre officine! Dès que la banque accepte le prêt et envoie l’offre au client, il existe un délai légal obligatoire de rétractation de onze jours, prescrit par la loi « Scrivener ».
Mais ces courtiers déclenchent, eux, déjà et avant même que l’offre ne soit acceptée et retournée par le client à la banque, les services du notaire chargé de dresser l’acte.
Le rendez-vous rapide inespéré est ici suspect : on a poussé les feux pour éviter que le client ne réfléchisse, voire que, pris de remords, il n’aille voir ailleurs ! Ce qui, dans ce cas, est évidemment ce qu’il aurait dû se précipiter de faire…
Dans une opération de crédit (vente ou rachat), répétons-le, ce qui importe c’est la confiance entre créancier et emprunteur. Pour l’opération de rachat du crédit, cela impose de se renseigner, réfléchir et négocier.
Nous l’écrivions déjà : « S’écrire, se parler, se rencontrer, se revoir, etc. : d’ordre pratique et symbolique, tout à la fois, voilà l’opération de rachat ». Pour que le crédit, ça profite à tous – mais pas de manière excessive aux courtiers indélicats !
Le saprophyte du crédit.
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