Le cours du pétrole brut est tombé sous les 64 dollars, malgré la décision de l’Opep de réduire sa production, nous indique Le figaro.
Le prix de l’essence continue de chuter à la pompe grâce à un baril de moins en moins côté, les membres de l’OPEP se devaient de régir. Ils l’ont fait mais cela ne suffit pas pour le moment.
À l’issue d’une réunion d’urgence à Vienne, l’Opep a décidé vendredi réduire sa production de 1,5 million de barils par jour (mbj). L’économie mondiale sera ainsi privée de 1,7 % de la production d’or noir à compter du 1er novembre. Destinée à enrayer la glissade du cours du baril, qui a perdu 57 % de sa valeur depuis juillet, cette décision n’a pas eu l’effet escompté : le pétrole était toujours en baisse, vendredi, à New York, où il a enfoncé en séance le seuil de 64 dollars, son plus bas niveau depuis mai 2007.
Les pays membres de l’Opep étaient confrontés à un dilemme : « Si les pays membres du cartel s’étaient limités à une réduction de 1 mbj, les prix auraient chuté, mais s’ils étaient allés jusqu’à 2 mbj, ils s’exposaient à un tollé de protestations des pays consommateurs » confie Pierre Terzian directeur de la revue PétroStratégie.
Une aubaine pour Washington
Le compromis de l’Opep a toutefois été jugé insuffisant par le marché, qui anticipe une très forte diminution de la demande, comme lors de chaque récession. « C’est la première fois depuis bien longtemps que la demande de pétrole baisse », poursuit Pierre Terzian . Une inversion de tendance alors que depuis le début de la guerre d’Irak en 2003, la consommation a augmenté d’environ 10 %.
Certes, la demande de la Chine ne devrait pas fléchir, si elle veut soutenir une croissance qui devrait atteindre encore 9 % cette année. Mais la demande chinoise ne sera pas suffisante pour compenser la baisse de celle des pays de l’OCDE.
Cette décrue du pétrole est une aubaine pour les États-Unis. Combinée avec la hausse du dollar, elle représenterait un gain de pouvoir d’achat supérieur au plan de relance annoncé par la Maison-Blanche au début de l’année. Ce qui n’a pas empêché Washington de dénoncer, vendredi, la décision de l’Opep de réduire sa production.
En revanche pour les autres pays, au premier rang desquels ceux de la zone euro et la Grande-Bretagne dont les monnaies sont en déroute, le gain tiré du repli de l’or noir est déjà annulé par le renchérissement du dollar. D’où l’amertume de Berlin et de Londres, dont le porte-parole vient de se déclarer « déçu » par la décision de l’Opep, accusée de ne pas avoir pris en compte son impact sur l’économie mondiale.
Les pays membres de l’Opep étaient confrontés à un dilemme : « Si les pays membres du cartel s’étaient limités à une réduction de 1 mbj, les prix auraient chuté, mais s’ils étaient allés jusqu’à 2 mbj, ils s’exposaient à un tollé de protestations des pays consommateurs » confie Pierre Terzian directeur de la revue PétroStratégie.
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